Alex - parent ALPC

Alex, père de Clarisse

« Avec le LPC, nous sommes très rassurés de maintenir, quelles que soient les conditions, la communication avec Clarisse »

Emilie et moi avons découvert le LPC dans les premiers jours de l’annonce de la surdité de Clarisse. Nous nous sommes mis en relation avec une association de parents qui pratiquaient tous le LPC. Ils nous ont initié au code, qui avec un peu d’acharnement pour mémoriser les clefs est devenu un outil assez naturel que nous utilisons quotidiennement selon les conditions (conversations dans le bruit, bain, piscine, etc.). Nous souhaitions vraiment avoir la possibilité de nous faire comprendre de Clarisse quand celle-ci ne peut pas ou ne veut pas porter ses implants cochléaires. Il nous semblait nécessaire de faire l’effort de coder quand celle-ci est fatiguée, elle qui fait déjà tant d’efforts au quotidien au sein d’un monde d’entendants. Nous sommes également très rassurés de maintenir, quelque soient les conditions, la communication avec Clarisse et de ne pas dépendre entièrement d’une technologie, qui, si aidante soit-elle, peut être faillible par moments.

Le LPC est aujourd’hui naturel pour Clarisse, mais nous avons d’abord codé une année sans savoir si celle-ci allait l’appréhender. C’est lors de notre deuxième stage LPC d’été quand Clarisse avait 2 ans et demi que nous avons remarqué que ce que nous codions avait du sens pour elle. Nous étions dans notre chambre et je lui ai dit et codé « regarde le chat bleu par la fenêtre » (phrase hors contexte) et celle-ci m’a répondu « ou le chat bleu ? ». Cela a validé notre investissement et nous prenons un réel plaisir à aller au stage d’été qui nous booste pour toute une année et à coder. Nous nous surprenons même parfois à vouloir coder aux bébés que nous croisons ou aux personnes âgées appareillées que nous rencontrons !! Qui sait, peut-être qu’un jour tout le monde saura décoder…


 

Agathe - jeune fille ALPC

Agathe, 20 ans, malentendante et utilisatrice du LPC

« Que dire de la LPC ? En un seul mot ? Extraordinaire. »

Je suis Agathe, je vais avoir prochainement 20 ans, et la LPC est présente depuis mon enfance. Durant mon enfance, la LPC a été très présente, des membres de ma famille, surtout ma mère, utilisaient beaucoup ce moyen de communication. Ça a été très bénéfique pour mieux apprendre la langue française, et avec beaucoup de plaisir. Ça a été moins un fardeau pour moi de l’apprendre.

 

De plus, ça m’avait énormément aidé dans les repas de familles, même encore aujourd’hui. Je me souviendrais toujours de ces repas de famille où j’étais très vite perdue et sentie exclue de la conversation. La LPC a permis de vite comprendre le sujet de conversation. Je me souviens aussi que mes amis de primaire ont appris à coder pour parler à l’autre bout de la classe sans un mot. La LPC c’est un moyen tellement agréable pour communiquer, sans à avoir un doute de si on a compris ou mal compris. C’est apaisant de se dire qu’on n’a pas loupé une information importante et qu’on doit se ressasser toute la journée de si j’ai bien compris ou non. Grâce à la LPC il n’y a plus de malentendus. La LPC, c’est un accompagnement qui embellit la langue française, et bien plus.


 

Thierry - parent ALPC

Thierry, père de Lylou

« Facile d’accès, deux jours suffisent à apprendre les bases du code. »

J’ai découvert le LPC suite au diagnostic de la surdité de ma fille Lylou, quelques mois après sa naissance. Facile d’accès, deux jours suffisent à apprendre les bases du code, il nous a permis d’échanger rapidement avec notre fille dans sa langue maternelle en complément de l’apport de l’implant cochléaire.
Par la suite, il a facilité les échanges dans tous les moments où Lylou n’avait pas d’implant (douche, piscine, ou simple besoin d’être au calme) et de manière plus anecdotique, d’échanger à distance sans mettre de voix (en ville, en faisant de l’accrobranche, à la piscine, en kayak des mers, …).

Le LPC, et plus simplement la différence liée à la surdité, m’a ouvert à d’autres, notamment grâce au stage de regroupement familial estival, qui au travers des échanges qu’il suscite permet de relativiser sa propre situation, de trouver des astuces pour gérer cette différence, pour nous parents comme pour les frères et sœurs, notamment entendants. C’est aussi un fabuleux moment pour nous enfants sourds qui ne sont plus différents au milieu de leurs pairs et attendent cet événement.

Lylou, elle, semble en tirer bénéfice : elle est rentrée en sixième cette année en intégration, elle trouve sa place parmi les autres et construit sa personnalité.