La surdité, pourquoi, comment?

  • La surdité peut être d’origine génétique. On parle de surdité congénitale pour une surdité installée avant la naissance
  • La surdité peut être acquise suite à une prématurité, une maladie ou à un traumatisme dans l’enfance ou à l’âge adulte.

La surdité de l’enfant compromet l’acquisition et la qualité du langage oral et ce d’autant plus qu’elle est précoce.

Les deux types de surdité de l’enfant

  • Les surdités de transmission sont dues à des atteintes de l’oreille moyenne et/ou externe. Elles sont fréquentes avec une perte auditive inférieure à 60 décibels (dB). Beaucoup sont accessibles à un traitement médical et/ou chirurgical.
  • Les surdités de perception qui sont dues à une atteinte de l’oreille interne (cochlée) ou du nerf auditif.

On parle de surdité mixte lorsque les deux types d’atteintes sont associés.

La surdité peut être isolée ou associée à d’autres troubles ou déficits qui doivent être diagnostiqués et traités de manière spécifique.

Le diagnostic de surdité

Un diagnostic précoce de surdité permet à l’enfant d’entrer plus rapidement dans le langage.

Pour que le diagnostic soit fiable et précis un bilan complet est nécessaire.

Un seul examen n’est jamais suffisant pour faire un diagnostic de surdité chez un enfant.

Les tests de dépistage des surdités de l’enfant dépistent la surdité quelle que soit son type : transmission ou perception. Une fois dépisté, l’enfant doit être orienté vers un lieu de diagnostic qui confirmera la réalité de la perte auditive et précisera s’il s’agit de surdité de transmission ou de perception (service hospitalier ORL, Centre d’action médicosociale précoce-CAMSP, médecin ORL libéral pratiquant des explorations fonctionnelles).
Les carnets de santé prévoient des tests de dépistage à la maternité, à 4 et 9 mois, à 24 mois et chez l’enfant scolarisé.
Le dépistage systématique de la surdité en maternité – qui pourrait entrer en vigueur prochainement – n’est en France actuellement le fait que :

  • des naissances  » à risques  » : prématurité, causes infectieuses pendant la grossesse, à la naissance ou post-natales, médicaments ototoxiques, traumatismes, cas de surdités dans la famille, etc.
  • des lieux expérimentaux : Picardie, Eure, CHU de Tours, CHU de Bordeaux…

Ce sont les parents ou l’entourage proche qui souvent sont les premiers à avoir un doute sur l’audition de leur enfant. Ni les médecins généralistes, ni les pédiatres, ni même les médecins ORL ne sont suffisamment attentifs aux signes d’alerte de la surdité de l’enfant.

Les examens suivants peuvent être proposés par le médecin :

  • un questionnaire sur les antécédents de l’enfant et de sa famille
  • une étude du développement de la parole et du langage
  • un examen ORL
  • l’examen de l’impédancemétrie (résistance du tympan et de la chaîne des osselets)
  • les otoémissions acoustiques provoquées (vibrations émises par la cochlée lors d’une simulation acoustique)
  • l’audiométrie tonale et/ou vocale

Si la surdité de perception est confirmée, on adapte rapidement un appareillage.
L’enfant fera l’objet d’un suivi ORL et audiologique régulier.

Si les parents le souhaitent, on peut rechercher la cause de la surdité.