« Avec le LPC, nous sommes très rassurés de maintenir, quelle que soient les conditions, la communication avec Clarisse »

Emilie et moi avons découvert le LPC dans les premiers jours de l’annonce de la surdité de Clarisse. Nous nous sommes mis en relation avec une association de parents qui pratiquaient tous le LPC. Ils nous ont initié au code, qui avec un peu d’acharnement pour mémoriser les clefs est devenu un outil assez naturel que nous utilisons quotidiennement selon les conditions (conversations dans le bruit, bain, piscine, etc.). Nous souhaitions vraiment avoir la possibilité de nous faire comprendre de Clarisse quand celle-ci ne peut pas ou ne veut pas porter ses implants cochléaires. Il nous semblait nécessaire de faire l’effort de coder quand celle-ci est fatiguée, elle qui fait déjà tant d’efforts au quotidien au sein d’un monde d’entendants. Nous sommes également très rassurés de maintenir, quelque soient les conditions, la communication avec Clarisse et de ne pas dépendre entièrement d’une technologie, qui, si aidante soit-elle, peut être faillible par moments.
Le LPC est aujourd’hui naturel pour Clarisse, mais nous avons d’abord codé une année sans savoir si celle-ci allait l’appréhender. C’est lors de notre deuxième stage LPC d’été quand Clarisse avait 2 ans et demi que nous avons remarqué que ce que nous codions avait du sens pour elle. Nous étions dans notre chambre et je lui ai dit et codé « regarde le chat bleu par la fenêtre » (phrase hors contexte) et celle-ci m’a répondu « ou le chat bleu ? ». Cela a validé notre investissement et nous prenons un réel plaisir à aller au stage d’été qui nous booste pour toute une année et à coder. Nous nous surprenons même parfois à vouloir coder aux bébés que nous croisons ou aux personnes âgées appareillées que nous rencontrons !! Qui sait, peut-être qu’un jour tout le monde saura décoder…

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